Vincent Auriol

1884-1966

Auriol

Homme politique, membre de la S.F.I.O. Ministre des finances durant le Front populaire, Président de la République de 1947 à 1954.

Toulousain, avocat en 1905, Auriol adhère alors à la S.F.I.O. Il sera élu député sans dicontinuer de 1914 à 1940.

À la S.F.I.O., très proche de Blum, il devient l'expert des questions financières.

Lors du Front populaire, il est nommé ministre des finances (juin 1936-juin 1937), puis ministre de la Justice (jusqu'en janvier 1938) enfin ministre de la Coordination des Services à la Présidence du Conseil (jusqu'à avril 1938).

À l'approche de la Guerre, Auriol fait partie des quatre-vingt députés qui refusent de voter les pleins pouvoirs à Pétain.

En 1942, Auriol passe dans la clandestinité. L'année suivante, il parvient à rejoindre Londres et la résistance gaulliste. Envoyé à Alger, il devient président de la Commission des Finances de l'Assemblée consultative.

Après 1945, Auriol occupe diverses fonctions de premier plan : ministre d'État dans le second gouvernement De Gaulle, président de l'Assemblée constituante, puis de l'Assemblée nationale. Il est enfin élu Président de la République en 1947.

En 1958, Auriol s'oppose à la politique de complaisance envers De Gaulle menĂ©e par Guy Mollet à la S.F.I.O. Il quitte le parti et participe à la création du Parti Socialiste Autonome. En 1965, il soutient Fr. Miterrand lors de l'élection présidentielle de 1965.

Auriol décède en 1966, à 81 ans.