1908 |
Traduction : Claudie Weill avec la collaboration de Bruno Drweski. Source : Ed. Le Temps des Cerises, 2001. |
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Rosa Luxemburg
La question nationale et l’autonomie
Introduction
Le chaînon manquant : c'est ainsi qu'on pourrait caractériser le texte de Rosa Luxemburg ici présenté. D'une part, parce qu'il s'agit du principal ensemble d'envergure encore inédit en français dans son intégralité. Il n'a pas été republié non plus dans ce qui serait ses œuvres complètes en polonais qui font toujours défaut. On peut invoquer ici l'ambiguïté de l'héritage de Rosa Luxemburg dans la Pologne du « socialisme réel » : elle était, certes, une ancêtre du communisme mais son internationalisme faisait obstacle à la diffusion de ses œuvres dans un pays où le nationalisme de nation opprimée était très largement répandu. Secrètement, c'était plutôt son adversaire du PPS, Pilsudski, qui jouissait des faveurs des opposants au régime, tandis qu'officiellement, on hésitait à se réclamer d'elle en vertu de la condamnation dont elle avait fait l'objet en URSS dès 1931 [1]. La publication en allemand de ses écrits polonais, prévue avant la chute de la RDA, tarde à voir le jour : le mur est tombé avant la réalisation du projet, mais bien après la publication de son texte le plus controversé, La révolution russe.
D'autre part, La Question nationale et l'autonomie est un texte majeur dans les réflexions de Rosa Luxemburg sur la question nationale, un pivot connu surtout à travers la critique de Lénine, peu compréhensible si l'on ne dispose pas de l'original. Il permet aussi de corriger singulièrement la vision de Rosa Luxemburg comme internationaliste intransigeante – ce qu'elle était incontestablement – qui aurait sous-estimé, voire méconnu le facteur national. Cette vision est tributaire du fait que ce sont surtout ses attaques du nationalisme et, dans une moindre mesure, des mouvements nationaux telles que la « brochure de Junius » [2] ou le « fragment sur la guerre, la question nationale et la révolution », un chapitre de La Révolution russe, qui ont orienté les débats, de même que son hostilité constante au PPS, et non ses écrits sur la nation à proprement parler. La barrière de la langue, dans la mesure où ils se situaient essentiellement sur le versant polonais de son activité, a certainement joué un rôle.
Celle qui, en 1917, refusait aux Juifs « un petit coin spécial dans [son] cœur » pour réaffirmer : « je me sens chez moi dans le vaste monde partout où il y a des nuages, des oiseaux et des larmes » [3], écrivait en revanche en 1898 à son compagnon Leo Jogiches, lors de sa tournée de propagande électorale pour le SPD en Haute Silésie : « Ma plus forte sensation et la principale, je la dois à la région d'ici : des champs de blé, des forêts, une immense plaine et la langue polonaise, les paysans polonais tout autour. Tu ne peux pas t'imaginer comme cela me rend heureuse, je me sens revivre comme si j'avais retrouvé la terre sous mes pieds » [4]. Le paradoxe veut que la postérité ait occulté ce sentiment national, cet amour de la Pologne, pour ne retenir que la figure de la Juive telle qu'elle a été brocardée par ses adversaires réactionnaires, en dépit de l'indifférence qu'elle affichait envers « les souffrances spéciales des Juifs » .
Ce « sentiment national » irrigue le texte qui suit sans entamer pour autant les convictions internationalistes de Rosa Luxemburg. Il s'agit d'une série d'articles publiée en 1908-1909 dans la revue théorique de la SDKPiL, Przeglad Socjaldemokratyczny. Cette édition originale a servi de base à la présente publication. Seul le premier article – ou premier chapitre – existe en allemand [5]. Horace B. Davis en a publié une version anglaise [6] amputée du très long dernier chapitre, le sixième, consacré surtout à la Pologne donc essentiel selon les conceptions de Rosa Luxemburg : il ne s'agissait pas pour elle, en effet, d'élaborer une théorie de la question nationale universellement valable et applicable à tous les cas, mais au contraire d'examiner les variantes possibles d'émergence du problème pour proposer des solutions concrètes, appropriées. Le chapitre six est donc exemplaire pour ce qui est de l'application de la méthode qu'elle met en œuvre.
La traduction des cinq premiers chapitres a été effectuée à partir de l'allemand et de l’anglais, les extraits publiés en français dans la revue Partisans [7], partiellement reproduits dans Les Marxistes et la question nationale [8] s’étant à l'examen révélés plus proches d'une adaptation que d'une traduction littérale. C'est peut-être la raison pour laquelle l'ouvrage n'a pas été à l'époque édité dans son intégralité, comme c'était prévu. Pour éviter de nouvelles erreurs et corriger les anciennes, la traduction a été revue à partir de l'original polonais, grâce à l'attention méticuleuse d'Ewa Bérard que je remercie chaleureusement. Enfin, c'est Bruno Drweski qui a assumé la tâche semée d'embûches consistant à traduire le dernier et très long chapitre six en lui faisant bénéficier en outre de ses solides connaissances de l'histoire de la Pologne. Sans oublier Jean-Jacques Karman dont l'intérêt passionné pour Rosa Luxemburg n'a pas été le moindre catalyseur de la présente publication. Il s'agit donc d'une gestation presque trentenaire.
À cette contextualisation « pratique » doit s'ajouter l'insertion du texte dans l’œuvre de Rosa Luxemburg et dans les débats du socialisme international de l'époque sur la question nationale. Les extraits publiés dans Les Marxistes et la question nationale qui vient d'être réédité [9] devaient répondre au second objectif. C'est pourquoi, pour éviter de guider le lecteur sur la voie d'une interprétation qui serait conforme à une quelconque orthodoxie luxemburgiste, seul le premier objectif sera pris en considération.
Rosa Luxemburg est née en 1871 à Zamosc en Pologne russe dans une famille juive émancipée, se situant dans la tradition des maskilim, c'est-à-dire des Lumières juives. Dans l'alternative confessionnalisation/nationalisation du judaïsme, sa famille a opté, semble-t-il, pour la première solution. C'est là qu'elle puise, manifestement, la répulsion que lui inspire ce qu'elle considère comme l'obscurantisme du shtetl, de la bourgade juive qu'elle ne connaît apparemment qu'à travers ceux de ses ressortissants rencontrés hors contexte, surtout en Allemagne. Il ne s'agit pourtant pas chez elle de cette « haine de soi » affichée par certains intellectuels juifs, comme le montre ci-après sa reconnaissance de la nécessité de créer des écoles juives dans une Pologne autonome et démocratique, pour ceux qui s'estiment Juifs avec une majuscule, se reconnaissent comme appartenant à la nation juive.
La famille s'installe deux ans après sa naissance à Varsovie où Rosa Luxemburg fréquentera le lycée. Vers la fin de ses études secondaires, elle entre en contact avec les milieux socialistes. Sa fuite clandestine de Pologne obéit à une double motivation : le souhait de militer et la volonté de poursuivre ses études. Elle se rend à Zurich où elle rencontre Leo Jogiches, lui-même exilé de Wilno, qui sera son compagnon jusqu'à la rupture pendant la révolution de 1905 et restera son compagnon d'armes jusqu'à la fin : il est assassiné lui aussi à Berlin, deux mois après elle, au début de 1919.
L'engagement de Rosa Luxemburg et ses premiers contacts avec le marxisme se situent dans la lignée du deuxième « Proletariat » et de Ludwik Warynski qui avait fondé le premier en 1882, dissous par la police tsariste en 1885 pour avoir eu recours, dans le sillage de la Narodnaja volja (Volonté du peuple) russe, à l'action terroriste. Au début des années 1890, c'est dans l'émigration, en particulier en Suisse, que les groupes épars songent à s'unifier et à reconstituer un parti socialiste. A la fin de 1892 est créé, avec Boleslaw Limanowski, le PPS (Polska Partia Socjalistyczna = Parti socialiste polonais) pour la Pologne russe, qui collabore étroitement avec ses homologues de Prusse et d'Autriche et inscrit la reconstitution de la Pologne parmi ses objectifs. C'est dans la mouvance rivale, internationaliste, celle de Ludwik Warynski, précédant d'un mois la création de la SDKP (Socjaldemokracia Krolewstwa Polskiego = Social-démocratie du Royaume de Pologne) que se situe la fondation en juin 1893 à Paris la revue Sprawa Robotnicza (La cause ouvrière) qui paraît jusqu'en 1896, à laquelle collabore Rosa Luxemburg et dont elle assume la rédaction à partir de 1894. En 1900, la SDKP deviendra la SDKPiL (... et de Lituanie) lorsqu'elle fusionnera avec les socialistes lituaniens de Feliks Dzierzynski.
Dès le congrès de Zurich de la II° Internationale, en 1893, Rosa Luxemburg entre en guerre contre le PPS et ce qu'elle appelle son « social-patriotisme » . Mais son mandat n’étant pas validé, elle doit ajourner une lutte qu'elle reprend avec une vigueur renouvelée lors du congrès suivant, celui de Londres en 1896 où elle s'efforce d'empêcher que le rétablissement de la Pologne ne soit inclus parmi les tâches prioritaires de l'Internationale, cause qu'elle défend également par ses interventions dans I’organe théorique de la social-démocratie allemande, die Neue Zeit, dirigée par Karl Kautsky, et dans Critica Sociale. Son hostilité au mot d’ordre de rétablissement de la Pologne se fonde sur l'analyse du développement économique et politique de la Pologne russe, thème auquel elle consacre également ses recherches pour son doctorat sur « le développement industriel de la Pologne » qui paraît à Leipzig en 1898 en allemand, travail auquel elle se réfère à plusieurs reprises dans le texte qui suit.
Le Royaume de Pologne constituait, depuis le congrès de Vienne de 1815, la partie de la Pologne intégrée à l'empire des tsars. Cette « Pologne du Congrès » réduite se vit privée de son autonomie mais sa législation resta différente de celle de l'empire russe. La restauration de l'autonomie, voire de l'indépendance du Royaume de Pologne était perçue par ses partisans, socialistes ou non, comme une étape sur la voie de la reconstitution d'un État polonais dans ses frontières de 1772, c'est-à-dire d'avant le premier partage entre la Prusse, l'Autriche et la Russie. Le Congrès de Vienne avait en principe reconnu l'unité des territoires, polonais dépendant désormais de trois souverains. Ce principe ne pouvait cependant satisfaire ni les élites nobiliaires – celles qui avaient dirigé la « République nobiliaire » d'avant les partages – ni les États co-partageants. Les tendances polonaises à l'autonomie et au maintien de liens transfrontaliers se heurtèrent aux politiques uniformisatrices des États et des bourgeoisies engagés dans le développement capitaliste, ce qui, à terme, entraîna des insurrections polonaises répétées et finalement, en représailles, la suppression des statuts autonomes des territoires reconnus comme polonais lors du Congrès de Vienne.
Après ces insurrections – la dernière en 1863 – l'attention des forces sociales du Royaume de Pologne se concentre sur le développement économique et culturel du pays – le terme de kraj employé pour le désigner englobant également les connotations de territoire et de patrie comme on le verra ci-dessous. L'indépendance de la Pologne n'est plus un objectif immédiat, elle est même repoussée dans un avenir lointain par l'idéologie justificatrice du « travail organique » , c'est-à-dire, comme le signale Rosa Luxemburg, par la priorité accordée aux débouchés qu'une bourgeoisie polonaise (polono-judéo-allemande) en plein développement trouve sur les marchés russes. D'où le constat qu'elle dresse de l’inactualité d'une revendication de l'indépendance de la Pologne qui n'est plus portée par les forces vives de la société. Elle en déduit pour le prolétariat polonais la nécessité de s'unir avec les classes ouvrières des pays du partage, dans le Royaume de Pologne avec la social-démocratie russe.
Mais Rosa Luxemburg cherche aussi à militer au cœur même du socialisme international, c'est-à-dire dans le SPD. Ayant acquis la citoyenneté allemande par un mariage blanc, elle adhère à son arrivée en Allemagne en 1898 au PPS de Prusse pour y combattre les tendances nationalistes. Elle ne rejoint officiellement la SDKPiL dont elle est pourtant depuis longtemps une des personnalités marquantes que lorsqu'elle en devient la déléguée au Bureau Socialiste International en 1905. Cependant, la SDKPiL s'est dotée en 1902 d'un organe théorique, Przeglad Socjaldemokratyczny dont le rédacteur en chef est Leo Jogiches mais auquel elle collabore activement : le texte ci-dessous en est la preuve.
S'intégrer dans la social-démocratie russe, c'est faire partie du POSDR (Parti ouvrier social-démocrate de Russie). Fondé en 1898 avec l'appui du Bund, l'Union ouvrière juive de Pologne, Russie et Lituanie, le POSDR convoque son deuxième congrès qui doit la doter d'un programme et de statuts durant I’été 1903. La bataille de l'intégration n'est pas gagnée d'avance, d'autant que Lénine hésite sur la question de savoir qui du PPS ou de la SDKPiL, fera partie du POSDR, en dépit des tendances anti-russes du PPS. Elle butte aussi sur des conceptions divergentes de l'autonomie organisationnelle : les délégués de la SDKPiL, dûment instruits par écrit par Rosa Luxemburg, refusent comme prématurée la constitution immédiate de comités multinationaux du parti (POSDR, Bund, SDKPiL), suivant les délimitations territoriales, qui priveraient le Comité directeur de la SDKPiL de toute prérogative. Ils revendiquent également que soit inscrite dans le programme national la création d'institutions garantissant la liberté du développement culturel national, formule qui s'oppose à celle du droit à l'autodétermination et que le Bund adopte également. Ainsi, le deuxième congrès du POSDR, connu pour la scission qui s'y est produite entre bolcheviks et mencheviks, a-t-il eu un autre enjeu majeur la structure multinationale du parti et, au delà, la question nationale proprement dite. La victoire des bolcheviks est due pour partie au fait que les délégués de la SDKPil. puis du Bund ont quitté le congrès avant que ne soit tranchée la question des statuts qui allait faire l'objet du litige.
La révolution de 1905 bouleverse les données. Elle donne lieu à la rencontre entre le mouvement des masses et les partis socialistes, en particulier en Pologne. Elle catalyse aussi la scission du PPS entre « fraction révolutionnaire » c'est-à-dire les partisans nationalistes de Pilsudski, et PPS-Lewica, c'est-à-dire la gauche qui se rapproche progressivement, au cours des années suivantes, des positions de la SDKPiL : à la veille de la guerre, l'hostilité de Rosa Luxemburg s'est suffisamment apaisée pour que la fusion apparaisse comme probable dans un proche avenir. Elle n'intervient finalement qu'après la fin de la guerre, avec la constitution du Parti communiste polonais. Mais dès 1906, la SDKPiL avait été intégrée dans le POSDR lors du « congrès d'unification » auquel Rosa Luxemburg n'a cependant pas assisté, parce qu'elle avait été libérée trop tard de sa détention à Varsovie.
La révolution de 1905 n'a pas eu pour seul effet de permettre l'unification – éphémère ou illusoire ? – de la « petite Internationale » de Russie. Elle a aussi braqué les projecteurs sur la question nationale et montré la vigueur, dans les masses, du sentiment national, en dépit d'un internationalisme en actes. C'est pourquoi, dés 1905, dans sa préface à un recueil d'articles de plusieurs auteurs socialistes sur la question polonaise – qu'elle résume en quelque sorte au début du texte qui suit –, Rosa Luxemburg énonce elle-même les présupposés qui l'incitent à revoir sa démarche sur la question nationale : « Toute idéologie se distingue par le conservatisme, et l'idéologie du mouvement ouvrier est soumise aux mêmes lois, malgré le caractère révolutionnaire de sa conception du monde [...] Certains points constituent un acquis [...] préservé intact dans le coffre-fort de la social-démocratie, bien que les conditions sociales qui y correspondent aient depuis longtemps quitté la scène. Et ce n'est que lorsque les nouveaux besoins vitaux du mouvement, nés du développement, entrent en contradiction flagrante, en conflit avec les traditions poussiéreuses que l'opinion publique les remet à jour et les soumet à une critique fondamentale. C'est ce qui s'est passé avec les opinions traditionnelles des socialistes sur la question polonaise » [10].
Au-delà des préoccupations organisationnelles, sans cesse présentes dans les réflexions de Rosa Luxemburg sur la question nationale, c'est la volonté de dépoussiérer l'acquis, de refourbir les armes « idéologiques » qui préside à l'approfondissement du problème tel qu'il est exposé dans le texte qui va suivre.
Les espoirs de ceux qui souhaitaient en finir avec la question nationale, ou tout simplement la neutraliser ont été déçus tout au long du siècle qui s'achève. Il n'y a donc, pas d'acquis à dépoussiérer, mais, au contraire, il s agit de rassembler les éléments d'un dossier dont l'actualité n'est plus à démontrer et où l'apport de Rosa Luxemburg sur la question nationale et l'autonomie constitue une pièce majeure [11].
Claudie Weill
Pantin-Yport
Notes
| 1 | Les patients efforts de Feliks Tych pour exhumer, publier et interpréter des textes inédits n'en sont que plus remarquables. C'est grâce à lui que l'original polonais de celui-ci nous est parvenu. |
| 2 | Junius, La Crise de la social-démocratie, Bruxelles, La Taupe, 1970, 248p.; Rosa Luxemburg, Œuvres, Écrits politiques, Paris, Petite collection Maspero, 1969, vol. II, p. 69-75, 91-100. Voir aussi La Révolution russe, traduit et présenté par Gilbert Badia, Pantin, Le Temps des Cerises, 2000. |
| 3 | Rosa Luxemburg, J'étais, je suis, je serai ! Correspondance 1914-1919, Paris, Maspero, 1977. Lettre à Mathilde Wurm du 16 février 1917, p. 180. |
| 4 | Lettres à Leo Jogiches, Paris, Denoël, vol. 1, lettre de Krolewska Huta, jeudi 9 juin 1898, p. 170. |
| 5 | Rosa Luxemburg, Internationalismus und Klassenkampf, Jürgen Hentze (ed.), Neuwied, Luchterhand, 1971, p. 220-278. |
| 6 | Rosa Luxemburg, The National Question. Selected Writings, Horace B. Davis (ed.), New York/Londres, Monthly Review Press, 1976, p. 101-187. |
| 7 | N°61, septembre-octobre 1971, p. 5-22. |
| 8 | Georges Haupt, Michaël Löwy, Claudie Weill, Les marxistes et la question nationale, 1848-1914, Paris, Maspero, 1974, p. 196-203. |
| 9 | Paris, L'Harmattan, 1999. |
| 10 | Internationalismus und Klassenkampf, op. cit., p. 185. Voir aussi Georges Haupt, « Dynamisme et conservatisme de l'idéologie : Rosa Luxemburg à l'orée de la recherche marxiste dans le domaine national » , in L'historien et le mouvement social Paris, Maspero, 1980, p. 293-341. |
| 11 | Les quelques annotations destinées à rendre le texte plus lisible pour le lecteur d'aujourd'hui sont précédées d'un *. |